Un stimulant des capacités cognitives et scolaires de l’enfant

Un stimulant des capacités cognitives et scolaires de l’enfant

Une étude scientifique menée par F. Rausher et G. Shaw a montré que la pratique du piano chez l’enfant fait se développer des aptitudes de raisonnement spatio-temporel plus rapide que chez les autres.

La zone de l’ouïe et la motricité des musiciens sont plus développées que chez un non musicien. Car l’écoute forge l’oreille musicale et la coordination des organes sur le piano améliore les mouvements dans l’espace.

Il en résulte qu’un apprenti pianiste aura plus de chances d’avoir de meilleurs résultats scolaires qu’un autre : les cours de musique accoutument le petit « bambin » à la relation prof-élève, à la discipline et à l’apprentissage et à la mise à l’effort.

Apprendre le solfège et jouer sur les 88 touches du clavier ont un rôle aussi sur le développement du cerveau : celui-ci devient plus polyvalent, plus enclin à intérioriser des langages différents et à lire rapidement les notes et les accords de piano.

Cela rend plus aisé l’apprentissage d’autres instruments et la compréhension globale de la musique.

Apprendre le piano impacte donc sensiblement les dispositions cognitives de l’individu

Outre les facultés sociales et cognitives de l’enfant, jouer d’un instrument de musique comporte aussi plusieurs vertus :

  • Le piano est un puissant antistress : en jouant, l’enfant prend plaisir, il oublie ses turpitudes et dégage de la satisfaction.
  • Le piano confère à l’enfant de la confiance en lui et donne de l’estime de lui-même (en parvenant à jouer un morceau, par exemple).
  • Le piano favorise l’esprit d’équipe, l’écoute et le partage : des valeurs essentielles à la vie en société.
  • Le piano agit sur la sensibilité : il rend le cerveau plus créatif, plus expressif.

 

Inscrire son enfant à des leçons de piano pour débutant, d’accord, mais à partir de quel âge ?

 

A partir de quel âge peut-on commencer à apprendre le piano ?

On dit souvent qu’il n’y a pas d’âge pour apprendre le piano, que l’on peut apprendre toute la vie. Cependant, votre nourrisson sera encore trop jeune avant l’âge de 3 ans pour suivre avec attention des cours de piano et de musique.

Les cours d’éveil musical font découvrir à l’enfant l’univers de la musique : le rythme, les sonorités, sensibiliser l’oreille par la voie ludique pour lui instiller le plaisir de jouer.

Pour débuter le piano, c’est de ce plaisir que naît la motivation future de l’enfant à jouer de la musique.

Pour encourager son enfant, il est important de le féliciter régulièrement, de trouver un professeur à l’écoute et d’adopter une méthode de piano pour débutant adaptée aux premiers âges de la vie.

S’il n’y a pas d’âge pour commencer le piano, c’est à 7 ans que l’enfant possède sa plus forte plasticité neuronale : son cerveau est une éponge et il intègre beaucoup plus rapidement les choses nouvelles qu’un adulte.

Poussez-le donc vers les leçons de piano dès l’école primaire.

C’est autour de 6-7 ans que les cours de solfège peuvent réellement se faire et que votre petit structure son jeu et où il peut suivre de véritables cours de piano.

Au-delà, à l’âge adolescent, les leçons de piano sont parfois délaissées au profit de la guitare, moins élitiste et moins bourgeoise.

Encore que, cette acception concerne la guitare pop-rock et non le jazz manouche, le flamenco ou le classique, des styles très techniques et difficiles à aborder.

Faites comprendre à votre fils/fille que le piano est un instrument très complet qui permet de jouer la plupart des styles musicaux et de comprendre toute la théorie musicale nécessaire à jouer d’autres instruments tels que la guitare et ce qu’il y a de « cool » à jouer.

Rappelez-vous que si de nombreux compositeurs et grands pianistes ont débuté le piano très jeune, d’autres n’ont connu le piano que très tard, à l’âge adulte.

Les arguments invoqués du raidissement des doigts, du manque de temps pour suivre des cours de piano ou de l’incompétence de l’adulte pour le piano semblent être de fausses excuses masquant un manque de motivation.

En effet, l’adulte est mentalement construit, et sa musculature est plus développée qu’un enfant.

De plus, il est supposé avoir davantage de culture musicale qu’un petit de cinq ans. Et aussi, plus d’argent pour se payer des cours de piano.

Apprendre le piano pour débutant, même au-delà de 40 ou 50 ans, peut être un facteur de retardement d’éventuelles pathologies cognitives telles que la maladie d’Alzheimer :

Le cerveau est un muscle, rien n’est immuable et même un « senior » à la retraite peut apprendre à jouer ce qui lui fait envie.

Ne serait-il pas en effet profondément discriminatoire et déplorable que le cours particulier ne soit exclusivement réservé aux mineurs ?

Ainsi, faire du piano en même temps que son fils ou sa fille, peut être un moyen de le motiver.