La période d’essai, un mal nécessaire!

La période d’essai, un mal nécessaire!

Lors d’une étude réalisée par l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés en 2010, des 175 entreprises ayant répondu au questionnaire, plus de 87 % indiquaient imposer une période d’essai à leurs nouveaux employés. Dans la majorité des cas, celle-ci variait de trois à six mois.
L’embauche d’un employé marque le début d’une nouvelle relation. Il est normal qu’au départ, la partie patronale puisse avoir certaines appréhensions et qu’elle ne dévoile qu’en partie, au fil des semaines, l’ensemble des composantes de son fonctionnement interne. Il est du devoir du nouvel employé de se montrer à la hauteur des attentes et de gagner ainsi peu à peu la confiance de ses dirigeants.

Intégration des nouveaux employés

Afin de faciliter l’intégration et la réussite du nouveau venu, il est essentiel de lui communiquer avec clarté les attentes à son égard et le barème sur lequel sera évaluée sa performance.
Consigner ses exigences peut s’avérer une excellente méthode pour une entreprise qui veut s’éviter de se retrouver au cœur d’un malentendu ou pire, d’un conflit entourant la fin d’un lien d’emploi avec une personne dont les performances ne sont pas jugées à la hauteur.

Durée de l’essai d’un nouvel employé

Si la durée de l’essai n’est pas encadrée légalement, l’article 82 de la Loi sur les normes du travail prévoit néanmoins qu’à l’intérieur des trois premiers mois, l’employeur peut congédier un salarié sans préavis.
Des cas d’abus, en particulier par des commerces saisonniers, sont souvent dénoncés. Il est ainsi assez facile d’embaucher un travailleur à la mi-juin et de le laisser aller au début de septembre sans avoir de comptes à rendre. Malgré ces cas malheureux, la période d’essai continue à être pratique courante et à être perçue comme un mal nécessaire.