Après les violences qui ont émaillées la rentrée scolaire les deux régions anglophones, le gouvernement évoquent des crimes imprescriptibles

Le gouvernement camerounais a dénoncé avec une grande sévérité les violences commises par les séparatistes “ambazoniens” pendant cette rentrée scolaire. Les écoles sont les cibles de choix du terrorisme opéré par les sécessionnistes anglophones. Les autorités n’ont pas hésité à parler de « crimes imprescriptibles ».

Des rapts et des assassinats

Dans le cadre des violences commises par les milices ambazoniennes, la veille de la rentrée, on apprenait qu’un proviseur d’une école de Bamali dans le département de Ngoketunjia dans le Nord-Ouest, a ainsi été retrouvé assassiné. De plus un enseignant a également été tué et un autre a été mutilé durant une attaque.

Ces actes ont été sévèrement dénoncés par le gouvernement par un communiqué son ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary.

En tout, il est indiqué dans cette même annonce que cinq écoles ont été l’objet d’exactions de la part des groupes séparatistes.

Près de Bamenda, à Bafut précisément, les forces de sécurité sont parvenues à sauver un enseignant qui a néanmoins était la victime d’importants sévices dont l’amputation de deux doigts et de scarification sévères sur le visage.

À Meli, le lycée de cette localité du Nord-Ouest a été la victime d’une véritable prise d’assaut poussant les professeurs et les élèves à fuir afin de sauver leurs vies.

La région du Sud-Ouest n’est malheureusement pas en reste. À Sasse le collège Saint Joseph a échappé au pire grâce aux forces camerounaises qui sont parvenues à repousser une agression de la part d’un groupuscule armé.

Le silence des ONG

Alors même que de nombreuses associations de défense des droits de l’Homme se sont souvent élevés contre les autorités camerounaises, ignorant totalement le contexte de violence dont les régions anglophones sont l’objet, elle semble étonnamment silencieuse. Amnesty International, en particulier, a soigneusement éviter d’accuser les forces “ambazoniennes”, tandis que les attaques sont devenus quotidiennes et empoisonnent la vie des milliers de Camerounais anglophones qui refusent la violence des séparatistes.

La politique de boycott des écoles mise en place par les milices sécessionnistes leur permet de mettre une pression sur le gouvernement tout en détournant les jeunes d’un avenir afin de tenter de les recruter en tant qu’enfants-soldats.

Les violences des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest feront partie des enjeux de la prochaine élection présidentielle au Cameroun. Une vingtaine de partis d’opposition se sont rangés derrière le Président Biya, estimant qu’il est le seul à pouvoir mettre un terme à ce cycle de violence.