Airbnb, un business juteux… et dangereux

Le site de courtage en location immobilière d’Airbnb est un business qui rapporte certes, mais totalement malhonnête si l’on prend la peine de creuser un peu sous la croûte.

Airbnb, comment ça marche ?

Les fondateurs d’Airbnb ont su mettre en place un business sur Internet dont la simplicité peut dérouter pour un business d’une telle envergure. Il s’agit tout juste d’une plateforme d’échanges destinée à tous les particuliers voulant mettre un bien immobilier en location, et à ceux qui envisagent de séjourner à l’étranger et ne souhaitant pas loger dans un établissement hôtelier ou passer par des agences de location officielles coûtant trop cher.

Le catalogue d’offres de logements d’Airbnb comprend plus d’un million et demi d’annonces de location immobilières entre particuliers. Plus de 34 000 villes dans 192 pays dans le monde sont référencées.

Pourquoi c’est illégal ?

Le commerce d’Airbnb relève plus de l’arnaque au fisc et du marché noir. En effet, il semble encourager les propriétaires à la fraude fiscale étant donné que seule une toute petite minorité pense réellement faire la déclaration des revenus de la location de leur bien. Il va sans dire que s’ils se font attraper, ils risquent le redressement fiscal à coup sûr. Par ailleurs, l’assurance de 800 000 euros promis par Airbnb n’est applicable que suivant des conditions qui sont loin d’être avantageuses pour les propriétaires.

Il semble donc qu’Airbnb ait trouvé la parade pour remplir ses caisses, grâce à des commissions bien grasses, sans vraiment lever le petit doigt et de plus, faire porter tous les risques de son business illégal aux propriétaires.

Un règne qui ne durera pas…

Si le business génialement immoral d’Airbnb, et des collaboratifs de la même catégorie est actuellement très prospère, il n’en reste pas moins que ces opérations sont à la limite de la légalité et que les propriétaires risquent gros. De plus, les municipalités et les professionnels de l’immobilier touristique y perdent une belle part de marché. Ces derniers commencent d’ailleurs à réagir à la situation dans certains pays.

Ainsi, si les uns freinent le développement de ces activités illicites en imposant une licence professionnelle aux propriétaires, d’autres ont opté pour le durcissement de la législation et des dispositions réglementaires pour la location de logement et le courtage immobilier touristique.